Quand l’art et la nature font face à l’urbanisation (Clara Liechtensteger)

Au programme cette semaine dans Couleur Taiwan, visite d’une usine désaffectée à deux pas de la station de métro Nangang !

Il fut un temps où l’on fabriquait dans cette usine, des capsules de bouteilles.
Laissée à l’abandon en 2004, des artistes ont œuvré à la reconversion de l’usine en une véritable galerie d’art. Depuis le lieu est devenu très populaire et on peut réellement parler aujourd’hui d’univers artistique. Il y réside une ambiance hors du commun qui a su attirer de nombreux réalisateurs de cinéma et photographes de mode.

Mais les jours de cette usine sont désormais comptés puisque depuis un an, le gouvernement cherche à fermer les lieux.
La menace est incarnée par des promoteurs immobiliers qui ont choisi l’usine comme terrain de projets immobiliers futurs. La fermeture et la démolition sont donc en marche.

Malgré tout, une équipe d’artistes fait front et s’oppose au projet. Un parfait allié les accompagne dans cette lutte : le bureau de développement urbain de Taipei qui les soutient et qui les aide à monter un projet cohérent et légitime au regard du gouvernement.
Le projet de sauvegarde mis en place par l’équipe s’appuie sur le patrimoine culturel et naturel environnant puisque l’usine Nangang est située sur un terrain où perdure une grande végétation. Un poumon à petite échelle qui offre de l’oxygène à une capitale asphyxiée par la pollution. Il existe plus de 300 arbres à cet endroit et 40 espèces de végétation.

La visite des lieux est une véritable surprise : plusieurs bâtiments entourés par une végétation luxuriante. Imaginez une forêt tropicale en plein cœur de Taipei !

Première impression un peu chaotique à mon entrée dans l’usine: des éclats de verre au sol, des câbles électriques qui descendent du plafond, des caissons de bouteilles aux quatre coins de la pièce mais chaque pièce renferme une véritable œuvre d’art.
Les artistes ont chacun laissé une trace de leur passage dans les locaux.

Les œuvres les plus surprenantes : un Joseph Staline aux yeux de crocodiles, une épave de bâteau de taille réelle construite en carton et papier journal ou encore une baleine qui fait la peau à une sirène.

Texte et photos par Clara Liechtensteger

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3 réflexions sur “Quand l’art et la nature font face à l’urbanisation (Clara Liechtensteger)

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