Marine s’adresse aux auditeurs de RTI

Aujourd’hui, Marine passe de l’autre côté du micro et répond à nos questions, le temps d’une brève présentation. Il est vrai que depuis près de six mois à l’antenne, vous avez la joie e vous laisser bercer par la douce voix de Marine dans sa rubrique « interdétroit » du samedi. Il est vrai également que Marine avait déjà levé un côté du voile en se présentant lors d’un courrier des auditeurs, toujours à l’antenne. Mais aujourd’hui, c’est encore plus que vous nous demandez et que nous sommes ravis de vous proposer.

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RTI- Bonjour Marine, comment t’appelles-tu ?

Marine- Quoi ? Au bout de six mois, tu ne le sais toujours pas ?

RTI- Bon, sérieusement. Nos auditeurs connaissent ta voix et nous aimerions leur dévoiler un peu plus qui tu es et le déroulement de ton stage à RTI. Alors commençons par tes études !

Marine- A l’université, j’ai suivi une licence de relations internationales et traduction à l’ESTRI (Université Catholique de Lyon). Avec cette formation basée sur les langues, je me suis spécialisée en anglais et en chinois. Et maintenant je suis inscrite en master de relations publiques franco-chinoises.

RTI- Ton stage à Taiwan entre donc dans le cadre de tes études ?

Marine- Oui, tout à fait. J’ai d’abord passé 5 mois en Chine, à Pékin. Là-bas, je suivais des cours – essentiellement de chinois et en chinois – à l’Université des Langues Etrangères qui est en partenariat avec mon université en France. Ensuite, j’ai choisi de venir à Taiwan pour faire un stage au sein de RTI.

RTI- Qu’est-ce qui a motivé ton choix ?

Marine- En master, je dois faire un stage dans le monde chinois, soit en Chine, soit à Taiwan. Après une petite découverte de la Chine, je me suis laissée séduire par l’idée de découvrir un peu Taiwan quand j’ai entendu parler de la possibilité de faire un stage à RTI puisque d’anciens étudiants de l’ESTRI ont déjà eu cette occasion. J’ai imaginé cette expérience à la fois intéressante et enrichissante puisque le fait de pouvoir faire un stage au cœur des médias ne peut être qu’un plus pour ma future carrière professionnelle dans les relations publiques, un domaine qui nécessite toujours un contact avec les médias. Alors, tous les éléments étaient réunis pour que je saute dans l’avion direction Taiwan.

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RTI- A ton arrivée, comment as-tu appréhendé l’île de Taiwan ?

Marine- D’abord de bonnes impressions. Je pense que tous les étrangers le disent mais l’accueil des Taiwanais est vraiment formidable. Ce sont des gens qui viennent spontanément vers toi, le premier contact est sympathique et facile, surtout que j’arrivais de Chine et que là-bas, le premier abord est plus… froid et distant, dans un premier temps. Ensuite, je trouve que tout est facile d’accès à Taiwan. L’île est petite mais très diversifiée avec plein de coins à découvrir, de choses à faire et c’est agréable de pouvoir partir facilement en excursion, ne serait-ce que le temps d’un weekend. Par contre, je garde une petite déception de Taiwan, ou plutôt des jeunes Taiwanais. Je m’attendais à découvrir des jeunes sinon engagés, du moins intéressés par les questions sociales, politiques, leur avenir. Mais j’ai été un peu déçue de les voir plutôt superficiels, focalisés sur leur apparence et les yeux rivés sur l’écran de leur tout dernier portable… Par exemple, dans le cadre de mon émission ‘interdétroit’ j’ai eu l’occasion de rencontrer pas mal de jeunes Taiwanais et de les interroger sur les relations entre les deux rives, etc. Mais au final, ils n’avaient jamais grand chose à dire, j’ai été assez étonnée de les voir en général relativement désintéressés.

RTI- Tu viens de mentionner l’émission que tu animes durant ton stage. Tu peux nous détailler un peu plus le déroulement de ton stage à RTI ?

Marine- C’est un stage vraiment très intéressant. Je ne m’attendais pas du tout à cela. J’étais curieuse de découvrir le milieu journalistique puisque mes études ne m’y conduisent normalement pas. Et j’ai beaucoup appris, découvert… au final, plus que si j’avais réalisé un stage directement lié à la communication ou au marketing en entreprise. Au début j’ai eu un peu peur de voir que je devais réaliser une émission entière, c’était totalement inconnu et je ne m’attendais pas à cela. Mais j’apprécie beaucoup cette expérience même si parfois les interviews ont été difficiles à réaliser. J’imaginais cela beaucoup plus simple. Par exemple pour ma série sur le tourisme, je me suis dit qu’avec le nombre de touristes chinois à Taiwan, j’aurais facilement matière… et pourtant au bout de trois jours passés sur les sites touristiques à discuter avec eux, j’ai essuyé presque autant de refus que de tentatives d’interviews. C’était un ‘non’ catégorique. Parfois c’était plus subtil, on me demandait de communiquer d’abord par écrit mes questions, on me rappellerait, etc. C’est un côté caché du métier de journaliste que je ne connaissais pas et qui est un peu frustrant.

RTI- Si tu devais présenter une émission sur le long terme à RTI, quel créneau choisirais-tu de préférence ?

Marine- J’aimerais continuer les relations interdétroit, c’est clair. Après, pourquoi pas un volet ouvert sur la culture et les sujets de société…

RTI- Au terme de ton stage, vers quel horizon lèves-tu les yeux ?

Marine- D’abord la fin de mes études, après c’est l’avenir qui le dira. Mais une chose est sûre, j’aimerais retourner passer quelques années en Chine, même si Taiwan garde ma préférence pour y vivre sur le long terme.

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RTI- En guise d’au-revoir à nos auditeurs, un mot ? une phrase ?

Marine- Avec l’émission que j’ai essayé d’animer ces six mois, j’espère avoir proposé une vision interdétroit offrant une image plus « clémente » sur la Chine, au-delà des a priori ou du contexte politique.

RTI- Merci pour tout Marine. Et surtout, bonne continuation !

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7 réflexions sur “Marine s’adresse aux auditeurs de RTI

  1. Mes amies de Taïwan auront surtout éveillé ma conscience sur des peuples qui m’échappaient totalement avant leur rencontre. C’était d’abord les aborigènes… mais aussi les Tibétains, les Japonais, les Polynésiens… jusqu’aux Africains. Bref comment imaginer une rencontre avec quatre missionnaires de retour d’Afrique, du Japon, de Polynésie ou d’Amérique du Sud, après 50 ans de mission ? Les proches de mon quotidien sont du même gabarit que mes amies de Taïwan. Ma grand-mère maternelle se sera débrouillée 40 ans seule veuve… avec sa famille. Mes amies de Taïwan partagent encore tous mes secrets et grand-mère tous mes rêves.

  2. monplot jean marie

    Bonjour Marine merci de ta présentation et gros bisous à toute l’équipe de RTI
    Amicalement
    MR Monplot de Chambéry

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