Rencontre avec Stéphane Ferrero, animateur de Taiwan Tempo

La programmation de ce mois de mars a une saveur toute particulière puisqu’elle enregistre le retour de l’une des voix qui ont marqué les ondes françaises de RTI au cours de la première décennie 2000.
En effet, depuis le 7 mars, Stéphane Ferrero revient tous les jeudis pour vous proposer une version remasterisée de Taiwan Tempo, une émission sur le monde de la musique contemporaine taiwanaise.

Mais avant de suivre les prochains numéros de Taiwan Tempo, partons quelques instants à la rencontre de Stéphane.

Stéphane Ferrero, animateur de Taiwan Tempo
Stéphane Ferrero, animateur de Taiwan Tempo

Taiwan Tempo, voilà une émission qui fait son grand retour dans la grille des programmes. Pour beaucoup d’auditeurs, c’est une surprise, mais une bonne ! Cela faisait combien d’années que les auditeurs n’avaient pas entendu ta voix ?

Stéphane Ferrero : Eh bien depuis 2007, lorsque j’ai quitté Taiwan et RTI pour aller m’installer en Chine. 5 ans et demie, 6 ans donc.

Parle-nous un peu de ton émission. Tu vas aborder le monde de la musique contemporaine, mais cette présentation ne va pas se restreindre à des rencontres avec des groupes ?

S.F : En effet. L’émission va donc être un peu différente de son format des années 2000. L’approche du milieu sera plus large et nous irons notamment à la rencontre de personnes qui font fonctionner le monde de la musique, par exemple dans les domaines de la production, du mixage … Je vais essayer aussi de proposer régulièrement un classement des meilleures ventes d’albums à Taiwan. Je pense que cela peut permettre à nos auditeurs d’avoir une idée assez précise de ce qui est écouté, de ce qui est à la mode en ce moment à Taiwan. Mais bien sûr, il y aura toujours des rencontres avec des groupes, des chanteurs. Par exemple, nous avons découvert le groupe Trash au cours des premiers numéros. En fait, le but, c’est d’apporter les pièces de ce grand puzzle qu’est la musique à Taiwan. On verra que la musique à Taiwan n’est pas forcément que taiwanaise, mais je ferai en sorte d’aider les auditeurs à décrypter ce monde à travers la reconstitution de ce puzzle.

NDLR : Le classement des meilleurs ventes : émission du 7 mars (version WMA)
Rencontre avec le groupe Trash : émission du 14 mars (version WMA)

Après ce « break » de 5 à 6 ans, est-ce que tu perçois une différence, une évolution dans ce milieu musical taiwanais ?

S.F : Je trouve qu’elle s’est beaucoup plus tournée vers l’extérieur. Il y a plus de liens avec l’étranger. Des influences qui viennent justement de l’étranger. Aussi, les choses me semblaient plus simples auparavant, c’était plus artisanal. C’est moins le cas aujourd’hui. Et puis il y a toutes ces émissions télés qui essaient tout le temps de mettre en avant de nouveaux chanteurs. Tout le monde finit par croire que faire de la musique, c’est facile. Je ne peux pas dire qu’il y ait eu une progression en terme de qualité. Mais sur la quantité, si.

L’activité de ce blog ayant débuté quelques années après ton départ, nous n’avions jamais l’occasion de te présenter aux auditeurs. Certains te connaissent déjà, mais ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres. Un mot sur toi et ta relation avec Taiwan ?

S.F : Ma relation avec Taiwan, elle remonte à bien longtemps. Dans les années 90, je faisais un mémoire à l’Université Aix-Marseille 1 et le sujet que j’ai choisi abordais la vision française de Taiwan au 19ème siècle. J’ai obtenu une bourse pour 2 ans et puis voilà… les études, puis j’ai enseigné du français également. Je suis ensuite rentré un temps en France pour y travailler comme interprête et j’ai aussi fait un tour du côté des Etats-Unis. Il y a eu ensuite cette opportunité à RTI… c’était en 2004.

Taiwan Tempo, c'est tous les jeudis en deuxième partie de programme
Taiwan Tempo, c’est tous les jeudis en deuxième partie de programme

Pourquoi la radio en fait ?

S.F : Avec la photographie, c’est un format qui me plaît beaucoup. C’était aussi une nouvelle expérience et d’ailleurs, elle m’a permis de rencontrer beaucoup de gens, de traiter des sujets que j’aime. Aujourd’hui, j’espère d’ailleurs pouvoir combiner photographie et radiodiffusion. A terme, pourquoi pas, peut-être même faire un recueil sur le monde de la musique à Taiwan.

La photographie semble avoir pris une place importante dans ta vie depuis ton départ en 2007…
S.F : En fait, même si j’ai vraiment commencé à m’y mettre sérieusement à cette période là, mon histoire avec la photographie est beaucoup plus ancienne. Mon père et mon grand-père photographiaient énormément et du coup j’ai baigné dans ce milieu dès très jeune. Au lycée, je travaillais pour le fanzine et la rubrique cinéma. Je me souviens d’une couverture photo que j’avais faite sur un événement où il y avait Jane Birkin. C’était une grande première pour moi. Après que je l’ai prise en photo, elle m’a remercié. Ce fut une sorte de déclic pour moi, j’ai compris que la photo était bien plus qu’un plaisir personnel et que ça pouvait avoir un impact.

C’est peut-être ce déclic qui a fait qu’aujourd’hui, la photographie est bien plus qu’une passion pour toi …

S.F : Certainement. Et c’est donc une fois en Chine que je me suis vraiment penché sur la question. Le matériel étant d’ailleurs à un prix plutôt abordable là-bas, j’ai pu essayer beaucoup de choses différentes, ce qui m’a permis d’ouvrir un studio avec des partenaires quelques temps après. J’ai travaillé pour plusieurs magazines de mode chinois et c’est quelque chose que je continue à faire ici en freelance pour des magazines de mode taiwanais. C’est assez intéressant parce que l’ambiance travail sur une séance photo est très différente en Chine et à Taiwan. Ici, il y a nettement plus d’interactions avec les personnes pour qui nous travaillons, c’est un peu plus détendu. C’est moins le cas en Chine par contre.

Un petit mot aux auditeurs en guise de conclusion ?

S.F : C’est un grand plaisir pour moi de reprendre cette émission sur les ondes françaises de RTI, et bien sûr, c’est la même chose pour ce qui est de retrouver les auditeurs, les anciens et les nouveaux et de pouvoir partager avec eux mes connaissances et découvertes de ce milieu de la musique contemporaine taiwanaise. J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à travers cette émission hebdomadaire ! Elle est diffusée tous les jeudis en deuxième partie de programme. N’hésitez pas à écrire si vous avez des questions, des remarques, des commentaires ou bien sûr des suggestions !

Merci Stéphane pour ces quelques minutes passées avec nous . On est impatient d’être à jeudi pour suivre un nouveau numéro de Taiwan Tempo !

S.F : C’est pareil pour moi ! A bientôt sur les ondes !

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