A la poursuite des dieux chinois : La piété filiale comme conte triste de Noël

Noël, c’est pour beaucoup la seule occasion de l’année pour passer un moment en famille. En ce sens, les fêtes de fin d’année sont une période de bonheur et de gaité, un moment où, emporté par la magie de l’instant, on pourrait en oublier tous les maux subits le reste du temps.
Pourtant, je me souviens que durant mon enfance, on nous contait encore quelques-unes de ces histoires tristes de Noël comme « La petite marchande d’allumettes » ou encore « Le Chant de Noël » (quoique celui-ci se termine bien). Des histoires qui prenaient encore plus de sens alors que le dessous du sapin se remplissait de cadeaux.

C’est un peu le sentiment qui m’est venu lors d’une récente « chasse aux divinités ». Au détour d’une ruelle d’un vieux quartier de Taipei, je découvrais ce temple minuscule, dédié à un personnage dont peu de gens se souviennent encore du nom aujourd’hui. Qu Gong Zhen Ren, ce sera notre divinité du jour dans l’émission « A la poursuite des dieux chinois » de ce lundi 26 décembre.

Le temple de Qu Gong Zhen Ren de la rue Tianshui de Taipei

Quand on arpente la rue Tianshui de Taipei, on ne s’attend pas vraiment à tomber sur ce modeste temple, si petit qu’on passerait facilement à côté sans même l’apercevoir. Traditionnellement, la rue Tianshui, qui se trouve en plein coeur du vieux quartier commerçant de Dadaocheng, est plutôt un lieu spécialisé dans les produits chimiques, de la simple cosmétique à la photographie argentique. On y trouve des bâtiments assez vieux, datant de cette époque révolue où l’argent était certainement plus facile. Au bout de la rue Tianshui, c’est la Rotonde de l’ancien marché de Tatung, un lieu historiquement connu pour l’affaire du 28 février 1947. Cela situe un peu l’endroit.
Depuis 5 à 10 ans environ, les vieux immeubles laissent peu à peu la place à de nouveaux bâtiments flambants neufs.

C’est justement derrière l’un de ceux-ci que se trouve ce fameux temple de « Qu Gong Zhen Ren »… Au numéro 49 bis de cette même rue Tianshui, le temple a en réalité été déplacé dans une ruelle perpendiculaire suite à la construction d’une nouvelle barre d’immeubles.

Ce temple est le seul à Taiwan ayant pour divinité principale ce saint personnage taoïste.

Le fils et sa mère

Une bien triste histoire que celle de Qu Gong Zhen Ren, un jeune homme qui aurait réellement vécu dans la province chinoise du Sichuan durant la dynastie des Ming. Un jeune homme qui s’est dévoué corps et âme pour sa mère malade. Il ne supportera pas sa disparition, préférant la suivre dans l’autre-monde plutôt que de continuer à vivre seul. Amené à Taiwan par Liu Ming-chuan en 1885, cette divinité sera ensuite priée par ceux qui seront désireux d’avoir une descendance. Ou encore par ceux qui souhaiteront louer la « piété filiale » dont il a fait preuve de son vivant.

Et d'un peu plus près

Le reste, vous le découvrirez en écoutant l’émission « A la poursuite des dieux chinois » de ce lundi.

Bonne journée à tous

Xavier

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3 réflexions sur “A la poursuite des dieux chinois : La piété filiale comme conte triste de Noël

  1. d...illon

    Heureusement, qu’un peu plus tard, Aurélie nous a offert un autre conte de noël, plus … magique.
    Vivement les prochains dieux chinois !

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