Kenny Wen, LE erhuiste taiwanais

Ah décidément, ce concert tenu lundi pour les 27 ans de la fondation de l’Orchestre National Chinois de Taiwan (NCO) m’aura bien marqué. Non seulement l’orchestre dirigé par Su Wen-ching est très bon, mais en plus, pour cette soirée anniversaire, il était accompagné de 3 musiciens d’exception, Rich Huang (batterie), Kenny Wen (Erhu) et Yen Chin-shyan (saxophone). Mardi, je vous ai proposé de découvrir Rich Huang. Aujourd’hui c’est le Erhu, cet instrument chinois à deux cordes, qui sera à l’honneur avec Kenny Wen.

Le erhu, Kenny Wen le connaît depuis l’âge de 10 ans. Depuis, l’instrument ne l’a pratiquement jamais quitté. C’est donc une longue histoire autour de cet instrument traditionnel chinois, l’un des plus couramment enseigné à Taiwan.
Alors oui, beaucoup de Taiwanais connaissent cet instrument, l’ont peut-être pratiqué un jour ou même suivi des cours pour essayer de le dompter, mais peu savent le faire avec la maîtrise de Kenny Wen.
Ce personnage n’est d’ailleurs plus un inconnu pour la population insulaire qui loue régulièrement la qualité du jeu de Kenny.
Lundi soir, alors que le concert allait débuter, le professeur de musique qui m’avait invité m’avait d’ailleurs prévenu : « Si tu veux voir comment on doit jouer du erhu, c’est Kenny qu’il faut regarder ». Pourtant, le professeur en question, 70 ans passés, a ce qu’on appelle de la bouteille dans le métier. Et c’est pourtant vrai, une fois sur scène, le bonhomme s’est révélé être une excellente surprise. A vrai dire je ne le connaissais pas, n’étant pas particulièrement attiré par cet instrument dont je trouve les sonorités trop … grinçantes.

C’est tout autre chose dans les mains de monsieur Wen. Son instrument ne bouge pas dans ses mains. Seul son archet semble glisser avec une facilité déconcertante. A le regarder jouer, on pourrait croire à tort que le erhu, c’est un instrument abordable. En réalité, pour tirer un beau son avec, il faut beaucoup … non … vraiment beaucoup de pratique.

Bon allez, trêve de blabla. Ecoutons ensemble ce que çà donne avec pour commencer quelques extraits d’un concert qu’il a donné en 2006.

Une deuxième vidéo, un montage de photos avec le musicien question. Cette fois-ci, il est accompagné d’un shamisen, un instrument traditionnel japonais (d’origine chinoise en fait) à trois cordes.

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4 réflexions sur “Kenny Wen, LE erhuiste taiwanais

  1. Roselyne

    Je préfère la 2ème vidéo. L’instrument est plus dans le traditionnel et la musique, très mélancolique donne des frissons. J’adore.

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