Découvrir Taiwan via … le Guide Michelin

Désigné comme l’un des nouveaux moteurs de l’économie taiwanaise, le tourisme insulaire vit actuellement un essor progressif. Ce secteur, longtemps mis de côté par les différents gouvernements qui se sont succédés à la tête de Taïwan, s’est vu propulser sur le devant de la scène depuis l’ouverture des frontières aux touristes chinois venus du continent. Mais, résumer le développement du tourisme par la seule arrivée, certes massive, de touristes chinois serait une erreur, surtout que l’engouement des continentaux pour Taiwan semble aujourd’hui s’essouffler. Séduire les touristes de contrées plus lointaines reste un objectif tout aussi important et cette année, Taiwan peut compter sur le soutien d’un allié de poids…

Les sites touristiques passés au crible. Ici, le Grand Hotel Yuanshan de Taipei

C’est le fruit de deux années de recherches, de visites, de compilations d’informations. Un travail fastidieux qui a donné naissance à cet ouvrage de 425 pages qu’est la première édition du Guide Michelin sur Taiwan. Alors oui, la version verte du Bibendum n’est pas la première à s’intéresser à Taiwan dans la langue de Molière. Néanmoins, elle s’attaque à une destination plutôt ignorée jusqu’ici par les éditeurs de guide francophone. Il y a quelques années encore, trouver un bon guide touristique sur Taiwan relevait de l’utopie et pendant un bon moment, seul le Petit Futé avait eu la présence d’esprit de réparer cette erreur. Ayant personnellement quitté la France depuis plusieurs années déjà, je ne saurais dire combien ils sont à le faire aujourd’hui (le Guide du Routard peut-être ?), mais je doute qu’ils soient nombreux.

Pas question de faire un comparatif ici. La différence se fera certainement sur la quantité d’informations proposées. Domaine dans lequel le Guide Michelin est assez généreux. Beaucoup de guides proposent cette formule, mais il est toujours appréciable de disposer de chapitres plus culturels, plus historiques afin de mieux comprendre le pays dans lequel on se rend. Le Guide Michelin offre une présentation de l’Histoire de Taiwan et des particularités culturelles de sa population (groupes ethniques, religions, langues et dialectes…) avant de passer à une partie plus touristique.

L’île est ainsi découpée en régions, depuis Taipei et ses environs à Kenting et son parc en passant par les côtes nord et est, les comtés du centre et du sud-ouest. Toutes les grandes « attractions » touristiques sont répertoriées, chose qui aura de quoi satisfaire les touristes qui découvriront Taiwan pour la première fois. Les îles dites « offshore » ne sont pas oubliées, l’Île Verte, l’Île des Orchidées, les Pescadores, Kinmen et Matsu sont aussi du voyage, même si les infos fournies dans leur section respective sont un peu trop maigres à mon goût.

J’ai vu la Pirogue des Orchidées voguer sur les eaux troubles de la Keelung

On appréciera aussi les compléments culturels et historiques qui sont apportés lors de la présentation de sites. Une bonne initiative qui permet de mieux saisir certaines subtilités propres à certaines localités.
L’ouvrage se conclut sur une section vocabulaire proposant les phrases importantes à connaître si l’on souhaite « dialoguer » un peu avec l’habitant. Les Taiwanais sont réputés pour être accueillants et chaleureux, mais faire l’effort de prononcer une phrase en chinois, voire en taiwanais (dialecte minnan) aura toujours son petit effet supplémentaire et pourra parfois produire des résultats inattendus (mais positifs, rassurez-vous !)

Pour conclure, c’est un bon ouvrage pour toute personne souhaitant découvrir Taiwan pour une première fois, voire une seconde si le premier séjour n’a pas été suffisamment long ! Ce sera certainement le cas pour la plupart des visiteurs. Il vous faudra du temps pour faire le tour de l’île si vous comptez suivre la plupart des sites brossés par les soins du Michelin de couleur verte. Ce sera une bonne mise en jambes, histoire de se mettre en confiance, de mieux connaître ce fantastique terrain de jeu qu’est Taiwan, avant de se lancer à l’aventure dans les coins oubliés ou moins souvent cités par les guides touristiques. En réalité, Taiwan a beau être île, qui de plus est majoritairement constituée de montagnes, il y a vraiment, vraiment beaucoup de choses à voir et les bonnes surprises, les meilleures histoires ne sont pas forcément là où on les attend.

Notez quand même le prix lors de sa sortie au mois de mars 2011 : 25€90. C’est un détail qui peut avoir son importance selon votre bourse.

Bonne lecture !

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5 réflexions sur “Découvrir Taiwan via … le Guide Michelin

  1. Daniel Beaulne

    On pourrait en gagner un lors du prochain concours trimestrielle en 2012!Et bon 60ième anniversaire…j`espère encore être votre auditeur lors du 100ième anniversaire le 10 octobre 2050!

    1. Oui il est disponible aussi en anglais. Maintenant, si la lecture de l’anglais ne vous pas de problème, il y a beaucoup plus de choix en anglais pour les guides touristiques sur Taiwan. Le Lonely Planet est un assez bon choix, en espérant trouver une version assez récente. L’avantage du Guide Michelin, c’est qu’il est de cette année, donc les infos sont encore assez « fraîches ». C’est un point important mais je trouve que son prix, 25€ pour la version française, c’est quand même assez prohibitif. Bonne chasse aux livres !

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