Le Goût de la liberté, mémoires d’un indépendantiste formosan

Il est coutume de dire qu’il y a toujours un côté du mur à l’ombre. Alors si on remplace le mur par des barreaux, les deux côtés semblent bien sombres pour ses pensionnaires malgré eux… Mais il demeure bien souvent une étincelle d’espoir, une fenêtre – aussi petite fût-elle – qui permet de conserver quelque part dans sa tête, dans son coeur, une lueur, une veilleuse. Alors quoi de mieux que cette sculpture de Chin Cheng-teh pour illustrer l’autobiographie de Peng Ming-min :

Sculpture de Chin Cheng-teh, couverture du livre

Une sculpture qui laisse libre cours à toute interprétation, une fenêtre qui pourrait – voire devrait – s’ouvrir sur Formose et au final reste fermée. Une liberté conditionnée et laissée délibérément à l’ombre d’un parti unique… Chin Cheng-teh a trouvé par hasard ce cadre dans une décharge et en a sculpté l’île en arrière plan. C’est le même hasard qui fera que l’éditeur René Viénet la croisera sur son chemin alors qu’il sortait de la correction de l’ouvrage auprès du traducteur Pierre Mallet.

Peng Ming-min répond aux questions du service français

Le Goût de la liberté, mémoires d’un indépendantiste formosan, est l’autobiographie de ce professeur à l’Université nationale de Taiwan, rallié à la cause indépendantiste de l’île sous la loi martiale. Son engagement et ses convictions vont lui faire connaître le prix de cette liberté pour laquelle il a toujours milité : prison, interrogatoires sans fin, condamnation pour « trahison », placement en résidence surveillée… Au final, en 1992 Peng Ming-min revient – presque inespéremment – à Taiwan et devient le candidat du Parti démocrate progressiste à la Présidence de la République pour le scrutin 1996, première élection présidentielle au suffrage universel à Taiwan (et d’ailleurs aussi dans tout le monde chinois). La vie de Peng Ming-min est rythmée tant par ces événements personnels que ceux vécus par l’île de Taiwan et c’est tout cela qu’il relate en anglais en 1972.

 Peng Ming-min, Le Goût de la liberté

Ce n’est que 40 ans plus tard, c’est-à-dire aujourd’hui, que la traduction en français a vu le jour, par cette publication aux Editions René Viénet. A l’occasion du lancement de cette parution, Peng Ming-min a signé son ouvrage auprès de la centaine de personnalités du monde francophone à Taiwan, amis du Professeur et défenseurs de cette même cause, toujours d’actualité aujourd’hui, pour reprendre le propos de l’auteur lui-même.

Séance de dédicace pour la centaine de personnes présentes

Déjà en vente à la librairie française de Taipei, Le Pigeonnier, Le Goût de la Liberté sera disponible en France à partir de la mi-juin.

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  1. Sera t-il disponible au Canada?

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